FICHE ELEVAGE

Gregorio VÁZQUEZ

Plan : 01.01



Avertissement : Les enchevêtrements de la période des origines sont tels et si confusément renseignés que s’y retrouver relève de l’exploit : il reste toujours des incertitudes. On fera ici "au mieux"…

Le grand berceau de la tauromachie
Au XVIIIe siècle, sur le territoire sévillan d'Utrera, paissent les toros les plus importants de l'époque, car appréciés aussi bien des publics que des toreros. Utrera, qui est en quelque sorte le berceau et le creuset des grandes ganaderías bravas des origines, constitue le bouillon de culture nécessaire au développement d'une grande aficion à l'élevage du toro de combat. La ganadería de Gregorio VÁZQUEZ fait partie de cet ensemble.
Il est un point sur lequel tous les auteurs concordent, (par exemple LÓPEZ MARTÍNEZ dans son "Diccionario de Agricultura" ; ou Luis URIARTE, "DON LUIS", dans ses oeuvres) : le bétail "frailero" andalou [voir la note en italique dans la fiche des CHARTREUX de Jerez], essentiellement chartreux et dominicain -qui est le produit des dîmes- est prédominant dans le bétail du premier VÁZQUEZ : Gregorio ; d'où la grande variété des capes. Tout ce bétail andalou a comme origine, plus ou moins lointaine, les mêmes toros de la tierra de Andalucía (comme nous les appelons ici).

SUR LES CHEMINS DE LA CONSTITUTION DE LA PREMIÈRE GANADERÍA VAZQUEÑA

On peut retenir avec assez de vraisemblance qu'ils sont les suivants :
° Vers 1755.- Voici ce qui paraît à peu près acquis. Gregorio VÁZQUEZ commence à constituer sa ganadería vers 1755 (à partir de 1737 ? En tout cas, il loue à la cathédrale de Séville, en 1750 et 1752, une propriété à UMBRETE : des terres à semer et des pâturages). Outre le bétail cunero ["au berceau", c’est-à-dire originel : à l'état sauvage... ou plutôt retourné à l'état sauvage car ce ne sont pas des aurochs, mais des aurochs qui ont été domestiqués puis laissés en totale liberté. On appelle ici ce bétail : toros de la tierra d’Andalousie ] sans origine définie et qu'il a déjà, le principal de sa ganadería vient des CHARTREUX de Jerez et probablement des DOMINICAINS de Séville (dont la source principale est chez les CHARTREUX) : du bétail frailero, c'est-à-dire appartenant à un ordre religieux de "frères" [voir la note en italique dans la fiche des CHARTREUX de Jerez], et venant des dîmes prélevées par les communautés religieuses (ou les diocèses) sur les grands propriétaires terriens ganaderos de la région, afin de pourvoir à leur subsistance et surtout à leurs oeuvres sociales. Éleveurs de chevaux réputés, les CHARTREUX ont probablement déjà donné, davantage que tous les autres, une touche propre à leurs toros par une sélection très pointue pour l'époque.

Quelques années plus tard, dans les années 60 semble-t-il, il augmente son troupeau grâce à des achats à ses compatriotes et voisins d'UTRERA qui lui auraient vendu du bétail :
° 1760.-
- En 1760, un apport de bétail "frailero" peut-être directement par les AUGUSTINS de Carmona, et en tout cas, cette même année 1760, à travers le bétail de Luis Antonio CABRERA (vers 1735-1768) [et non son gendre José Rafael CABRERA y ANGULO(1738-1823) qui ne lui succèdera qu’en 1768... Mais le gendre aurait-il cédé du bétail entre 1768 et 1778 ? En tout cas, il vendRA au fils de Gregorio, Vicente José VÁZQUEZ] dont la ganadería vient elle-même des AUGUSTINS ainsi que de bétail inconnu.
Luis Antonio CABRERA est le fondateur de la caste cabrera, qui sera plus tard la base de MIURA grâce à la troisième épouse de son gendre José Rafael : Soledad NÚÑEZ de PRADO. D’après les chroniqueurs, ces toros cabrera sont connus pour leurs capes variées, dont beaucoup de sardo, de jabonero et de berrendo en colorado. Cette variété est due à leur origine "frailera" car, par les dîmes, les moines ont du bétail de provenances fort diverses. Les bêtes de CABRERA se font remarquer par leur grande taille, leur force, leur poids… et leur capacité à développer du sentido (méfiance) ; elles ont beaucoup de squelette [de "caisse", en argot taurin] et se caractérisent par leur volume (hypermétriques). Des traits que l’on retrouve encore chez les miuras.
- En 1760 aussi, un apport de Juan José BÉCKER [BÉCQUER] (1765-1...), formé par le croisement de vaches cabrera et d'étalons castillans du RASO DE PORTILLO, chez lesquels domine, d’après les chroniqueurs de l’époque, le pelage castaño. Ce bétail compliqué demande une lidia sans faille ; il se distingue davantage par ses pattes d'acier, sa vigueur et son sentido (méfiance) que par sa noblesse.

° 1761.- En 1761, nouvel apport. Gregorio VÁZQUEZ croise la vacada qu'il a déjà avec des sementales de Benito ULLOA y LEDESMA (1761-1...), qui recevra plus tard le titre de Marqués de CASA ULLOA [il est le père de Juan José ULLOA y PONCE de LEÓN, marquis de CASA de ULLOA, qui héritera du titre de Ve conde de VISTAHERMOSA par sa cousine Luisa ULLOA y HALCÓN de CALA, 4e Condesa de VISTAHERMOSA, décédée sans héritier direct. Les grandes familles ganaderas sont très imbriquées les unes dans les autres depuis les origines...]. Ces bêtes, d'origine cabrera elles aussi, sont réputées très sauvages, féroces, et collantes. D’après les chroniqueurs de l’époque, les pelages dominants sont le negro et le berrendo, surtout en negro.

Note sur les ULLOA._ Les ULLOA sont originaires de la GALICE (ULLOA ou ULLA désigne un petit fleuve côtier au sud de SANTIAGO DE COMPOSTELLA). Certains pensent qu'ils sont descendus dans le sud au moment de la "Reconquête". Il se pourrait aussi que cette migration soit plus tardive. Une épidémie de peste bubonique avait touché Utrera en 1649 et réduit sa population de moitié. Or c’est seulement au début du XVIIIe siècle que l’on trouve, à UTRERA, la trace d'un couple d'agriculteurs formé de Pedro de ULLOA y del PORTILLO (grand-père du 1er conde de VISTAHERMOSA) et de son épouse María Ana ANDINO. Pedro de ULLOA pourrait être issu de Galiciens descendus du côté d’Utrera à l’occasion d’une vague de peuplement, suite aux ravages de l’épidémie de peste. Quoi qu’il en soit, ce couple a 2 fils : Martín et Benito de ULLOA y ANDINO. Ils donneront naissance à deux branches de la famille ULLOA d’Utrera, célèbres dans l'hustoire ganadera :
° Par l’aîné, Martín de ULLOA y ANDINO, commence la branche du marqués de CASA ULLOA, qui s'illustre avec la caste cabrera. Martín est le père de Benito de ULLOA y LEDESMA-SANABRIA (1715-1802), connu dans l’histoire taurine comme marqués de CASA ULLOA : ce 2e Benito (neveu du Benito frère de son père : il faut suivre !) devient ganadero en achetant, en 1761, à Luis Antonio CABRERA PONCE DE LEÓN Y LUNA une partie de son élevage : cette branche des ULLOA s'illustre avec la caste cabrera. Benito apparaît dans les archives comme fournisseur de toros à la Maestranza de Séville dès le 22 avril 1761.
° Par le cadet, Benito de ULLOA y ANDINO, commence la branche du conde de VISTHERMOSA, qui s'illustrera avec la caste vistahermosa. Ce 1er Benito est le père de Juan José de ULLOA y PONCE DE LEÓN qui, dit-on ! serait devenu le premier marquis de CASA ULLOA le 18 septembre 1797 (vu la date, il y a peut-être une erreur quelque part. L’attribution de ce titre au Benito des cabrera paraît mieux attestée… Mais la vie est parfois compliquée : sait-on jamais !).


° 1767.- Il semble qu'il y ait aussi, dans la constitution de l'élevage de Gregorio VÁZQUEZ, d'autres sources locales, et en particulier la ganadería des JÉSUITES de Séville, semble-t-il achetée dans sa totalité [N.B._ On manque d'informations précises, mais il est certain que c'est encore du bétail frailero, peut-être même cartujano !]. Comme la ganadería est attestée de 1717 à 1763, on conjecturait jusqu'ici que cette acquisition daterait de 1763. _ MAIS voici une attestation précise, dans un travail de l'historien Antonio Luis LÓPEZ MARTÍNEZ : en 1767, date de l'expulsion des jésuites, Gregorio achète, pour 166.103 réaux, du bétail "provenant de la ganadería du collège SAN HERMENEGILDO de Séville" (= le collège des jésuites !) suite à l'expulsion de ces derniers. On peut donc penser qu'en 1767, il achète bien la totalité de la ganadería des jésuites !

1780 ?- Pour tel ou tel, Gregorio VÁZQUEZ acquiert encore la totalité (?) de la ganadería des AUGUSTINS de Carmona... mais celle-ci est attestée jusqu'en 1780, et lui est mort depuis 1 ans déjà ! Dès lors, cette acquisition semble assez douteuse. Elle n'est pas impossible s'il s'agit seulement d'une partie, éventuellement importante, de cet élevage... ou bien, et mieux ! si cette acquisition est le fait de son fils Vicente José VÁZQUEZ : ce sera ici notre option. Mais il est possible que la transaction ait commencé du temps du père !]
N.B._ On n'a presque pas d'informations sur l'élevage des AUGUSTINS ; mais de toute façon, c'est encore du bétail frailero, peut-être même cartujano. Toutefois, l'importance finale de ces détails n'est pas primordiale car les AUGUSTINS font déjà partie des sources de Luis Antonio CABRERA (vers 1735-1768) et, en plus, à cette époque, en Andalousie, tout est enraciné dans les toros de la tierra de Andalucía (comme on les appelle ici) et sort donc un peu des mêmes "pots". Du travail en vue pour les amateurs de recherche dans les archives !].

° Et rien du côté de la caste vistahermosa, née aussi à Utrera et qui, dès 1774, commence à faire parler d'elle ? Ce sera une autre histoire…

Voilà pourquoi on pense que la caste fondamentale ou racine (raíz) vazqueña, initiée par Gregorio VÁZQUEZ, réunit les caractères du bétail de Benito ULLOA y LEDESMA, Marqués de CASA ULLOA, Luis Antonio CABRERA PONCE DE LEÓN Y LUNA et Juan José BÉCKER [BÉCQUER], lesquels ont leurs racines dans le bétail frailero... lequel vient des toros de la tierra de Andalucía (comme on les appelle ici). La majorité des études sur ce sujet considèrent évidemment que la naissance de cette caste fondamentale procède d'un amalgame de tout ce bétail, foncièrement frailero.
Toutefois, alors que toutes ces origines sont foncièrement semblables au départ, on remarquera combien chaque ganadero a déjà donné un accent particulier à sa ganadería : signe qu’ils réalisent déjà tous une certaine sélection selon leurs goûts. Ces différences sont notables quant aux caractérístiques morphologiques et aux qualités pour la lidia. Depuis, un tel processus de différenciation n'a jamais cessé.

QUELQUES INFORMATIONS SUR CET ÉLEVAGE

Le troupeau vazqueño pâture sur les terres d’"EL TORUÑO" (aujourd'hui propriété de la famille GUARDIOLA), ainsi que sur des terres louées. A la mort de Gregorio, l'inventaire fait ressortir que la ganadería est répartie dans la ferme (cortijo) de MAJALOBA à La Rinconada, ainsi que dans les pâturages (dehesas) de LA GALVANA à La Rinconada aussi, et de LA MARMOLEJA à La Puebla Del Río. Elle est évaluée à 261.301 réaux.

La plupart des ganaderos ayant leurs toros du côté d’Utrera obligent leurs troupeaux à traverser la rivière (sans doute le Guadalquivir) grâce à d’immenses gabarres (barges). Gregorio VÁZQUEZ en possède, ou en loue, trois à cet usage.

Il n'existe à ce jour qu'une seule référence attestant que Gregorio VÁZQUEZ élève des toros de lidia. C'est la mention de son début à Séville, aux fêtes du printemps, le vendredi 22 (jeudi 21 ?... samedi 30 ?...) avril 1763 : il touche 625 reales de vellón [en argent + cuivre, et non en or ; 1 real d'or valant 2,5 réaux de vellón ; voici toutefois un billet de 500 réaux de vellón, datant de 1857]... de laine ! pour un toro d'origine CABRERA provenant de Benito ULLOA, et portant une devise noir et blanc. Les livres de comptabilité de la REAL MAESTRANZA DE CABALLERÍA DE SEVILLA, quant à eux, précisent la chose : ils font état de l'achat de 2 toros de Gregorio VÁZQUEZ à 650 réaux chacun, pour un total de 1.250 réaux [il y a donc eu un rabais !]. Les 2 ont-ils été courus ? le même jour ? ou 2 jours différents ? Ou bien 1 seul a été couru ?...
Mais bien que nous n'ayons pas de témoignage d'autres ventes de toros de sa part, aussi bien à Séville qu'ailleurs, on peut légitimement penser que Gregorio aurait pu en vendre à Cádiz et au Puerto de Santa María où, à cette époque, on lidiait respectivement chaque année 120 et 100 toros ; de même à Carmona et à Osuna, où on lidiait plus de 30 toros, chaque année et dans chaque ville. On connaît ces données grâce aux réponses reçue par le comte d'ARANDA à sa demande d'information sur les troupeaux de vaches et de toros de lidia existants, ainsi que sur les festejos taurins célébrés. A l'appui de cette hypothèse : son fls Vicente José vendra beaucoup de toros à Cádiz.
Manifestement, Gregorio VÁZQUEZ n'a pas obtenu les succès qui seront ceux de son fils, mais il n’en a pas moins posé la première pierre de la caste fondamentale/racine vázquez. Son fer n'est pas connu directement, mais c'est très probablement celui que son fils rendra célèbre : une épée sur un C.

On n'a pas d'autre mention de lui que celle de sa mort en 1779 (et non 1778 !). Mais dans l'inventaire de ses biens en 1779, on compte : ° 134 boeufs (400 réaux chacun) -on voit bien qu'à cette époque, ce bétail est encore ambivalent : il fournit aussi bien des boeufs pour l'agriculture que des toros de lidia- ;
° 295 vaches (200 réaux chacune) ;
° 46 toros de plus de 3 ans (500 réaux chacun) ;
° 20 cabestros (400 réaux chacun) ;
° 9 erales (150 réaux chacun).
Cet ensemble de 500 têtes se trouvait réparti entre : le cortijo de MAJALOBA à La Rinconada ; et les dehesas de LA GALVANA à La Rinconada aussi, et de LA MARMOLEJA à La Puebla del Río.
Certes, il avait aussi plus de 4.000 brebis, mais où sont les quelque 1.755 têtes dont parlent bien des sources taurines ?!... Cet ensemde diverses origines, mais avec, dans le troupeau, pense-t-on, une dominante cabrera par Benito ULLOA LEDESMA, Luis Antonio CABRERA et Juan José BÉCKER ; tout cela sur un fond frailero d’origines andalouses diverses, inconnues. Tout cet ensemble est croisé, probablement à la manière de l’époque : vaches et toros mélangés, sans grande rigueur par rapport à aujourd’hui. C'est l'arrière-fond de ce qui va bientôt constituer la caste vázquez.

La ganadería va maintenant devenir celle de son fils Vicente José, qui lui donnera un immense prestige. Il n'a encore jamais été fait mention des VISTAHERMOSA ? On ne va pas tarder à comprendre pourquoi !


Les événements


Date : entre 1737 et 1755
  • Cession de bétail :
    L'élevage CHARTREUX DE JEREZ vend à l'élevage Gregorio VÁZQUEZ un lot de ses reproducteurs (encaste chartreux/cartujano).
    Les auteurs ne sont pas unanimes sur la date de 1755 ; il pourrait s'agir d'une ou plusieurs acquisitions à partir de 1737. Ce bétail semble bien former la principale base de l'élevage de Gregorio, le premier VÁZQUEZ.

  • Création :

    L'achat aux CHARTREUX constituant, semble-t-il, la base de l'élevage de Gregorio VÁZQUEZ, on y rattache ici, au moins symboliquement, la création de son élevage. _ La finca connue est "EL TORUÑO", celle-là même que les GUARDIOLA rendront célèbre au XXe siècle. Ce grand propriétaire terrien en a certainement d'autres...

  • Création :


Date : 01/1755
  • Cession de bétail :
    L'élevage vend à l'élevage Gregorio VÁZQUEZ une quantité inconnue de têtes de bétail (encaste toros de la tierra d\'Andalousie).
    Le premier bétail de Gregorio VÁZQUEZ est forcément originaire des toros de la tierra de Andalucía, comme on les appelle ici. Mais auprès de qui est-il acquis ?... On n'en sait rien... Certains considèrent qu'il aurait pu commencer à rassembler un troupeau à partir de 1737 ; mais c'est très incertain.

  • Création :

    C'est le premier acte de création de la ganadería Gregorio VÁZQUEZ. Par commodité, on place à cette même date le début de la finca ganadera et du fer ; il n'y a guère d'information précise sur ces données...

  • Création :


Date : 02/1755
  • Cession de bétail :
    L'élevage DOMINICAINS de San Jacinto (Sevilla) vend à l'élevage Gregorio VÁZQUEZ un lot de ses reproducteurs (encaste chartreux/cartujano).
    Les auteurs ne sont pas unanimes sur la date de 1755 (février n'est là que pour le classement informatique). Il pourrait s'agir d'une ou plusieurs acquisitions, à partir de 1755... ou d'avant... ou d'après... Le fait d'une acquisition de bétail "domenicano", lui-même d'origine cartujana (chartreuse), reste très probable.


Date : 1760
Date : 01/1760
  • Cession de bétail :
    L'élevage cb_la vend à l'élevage Gregorio VÁZQUEZ une quantité inconnue de têtes de bétail (encaste cb).
    En 1760 très probablement (le mois de janvier n'a de valeur que pour le classement informatique), Gregorio VÁZQUEZ ne pouvait acquérir du bétail que chez Luis Antonio CABRERA ; et non chez son gendre et successeur José Rafael CABRERA... qui ne lui avait pas encore succédé ! Les informations sont un vrai fouillis, peu cohérent, et elles ne citent guère leurs sources. Mais il est certain qu'il y a du cabrera en quantité significative dans le vázquez, et c'est l'essentiel ! Si bien que les options prises ici, un peu à l'intuition, n'ont qu'une importance relative... Heureusement !


Date : 02/1760
Date : 1761
  • Cession de bétail :
    L'élevage cu vend à l'élevage Gregorio VÁZQUEZ quelques etalons (encaste cb).
    Gregorio VÁZQUEZ croise la vacada qu'il a déjà avec des sementales de Benito ULLOA y LEDESMA (1761-1...), qui recevra plus tard le titre de Marqués de CASA ULLOA. Cette relation entre Benito ULLOA y LEDESMA, Marqués de CASA ULLOA et Gregorio VÁZQUEZ est certaine (enfin un point solide !) car, à Sevilla le 30 avril 1763, pour les fêtes du printemps, ce dernier fait courir un toro d'origine cabrera provenant de Benito ULLOA.


Date : 1767
  • Cession de bétail :
    L'élevage JÉSUITES de Séville vend à l'élevage Gregorio VÁZQUEZ la totalité de ses têtes de bétail (encaste toros de la tierra d\'Andalousie).
    Il semble qu'il y ait aussi, dans la constitution de l'élevage de Gregorio VÁZQUEZ, d'autres sources locales, et en particulier la ganadería des JÉSUITES de Séville, semble-t-il achetée dans sa totalité. Bien qu'on manque d'informations très précises, il est certain que c'est encore du bétail frailero, peut-être même cartujano ! Comme la ganadería est attestée de 1717 à 1763, on conjecture ici que cette acquisition daterait de 1763. _ MAIS voici une attestation précise dans un travail de l'historien Antonio Luis LÓPEZ MARTÍNEZ : en 1767, date de l'expulsion des jésuites, Gregorio achète, pour 166.103 réaux, du bétail "provenant de la ganadería du collège SAN HERMENEGILDO de Séville" (= le collège des jésuites !) suite à l'expulsion de ces derniers. On peut donc penser qu'en 1767, il achète bien la totalité de la ganadería des jésuites !


Date : 1779