FICHE ELEVEUR

Gregorio VÁZQUEZ


naît : 1680/1820
meurt : 1778


La mutiplication des fêtes taurines, et le bon prix payé pour les toros les plus agressifs sucitent des vocations ganaderas. De gros propriétaires cherchent la notoriété en achetant des titres nobiliaires et en créant leur ganadería. Vers 1755 (à partir de 1737 ?), Gregorio VÁZQUEZ, fournisseur (intendant) des armées royales basées en Andalousie, propriétaire terrien d'Utrera (dont voici l'écusson) et aficionado, décide de se lancer dans l'aventure et de former sa propre ganadería de bravos ; son fer est déjà celui que son fils rendra célèbre.
Il acquiert du bétail de diverses provenances et d'origines imprécises. Toutefois, il paraît acquis que le principal vient des CHARTREUX de Jerez, et probablement des DOMINICAINS de Séville (dont la source principale est chez les CHARTREUX) : c'est donc du bétail "frailero" [voir la note en italique dans la fiche des CHARTREUX de Jerez] venant des dîmes prélevées par les communautés religieuses sur tous les grands propriétaires terriens ganaderos de la région, afin de pourvoir à leur subsistance et surtout à leurs oeuvres sociales.
Il semble qu'il ait aussi d'autres sources locales, et en particulier mais pas seulement (cf. sa ganadería), la totalité de la ganadería des JÉSUITES de Séville : comme celle-ci est attestée de 1717 à 1763, on conjecture ici que son acquisition daterait de 1763. De toutes façons, tout ce bétail andalou a comme origine les mêmes "toros de la tierra de Andalucía" (comme nous les appelons ici), même si les CHARTREUX leur ont déjà donné une touche propre et créé un encaste par une sélection très pointue pour l'époque...
Gregorio pose donc la première pierre de la racine vázquez. On n'a pas d'autre mention de lui que celle de sa mort en 1778. Manifestement, il n'obtient pas les succès qui seront ceux de son fils. Mais c'est une fois de plus sur le territoire sévillan d'Utrera que l'on va trouver, au XVIIIe siècle, les toros les plus importants de l'époque, car appréciés aussi bien des publics que des toreros...