FICHE ELEVAGE

DOMINICAINS de San Jacinto (Sevilla)

Plan : 03.01



Les frères CHARTREUX de Jerez se sont taillé une réputation avec leur ganadería [bien d'autres couvents ou monastère andalous font de même ; cf.la notice en italique des CHARTREUX de Jerez]. On leur doit ce qui est probablement la plus ancienne affiche tauromachique connue : 20 juin 1780. Ils se trouvent vite des imitateurs avec les DOMINICAINS du couvent royal de Santo Domingo (Jerez) : entre 1.700 et 1730, ceux-ci acquièrent la moitié de leur bétail et se lancent à leur tour dans l'élevage du toro bravo. Ce bétail chartreux est renommé ; mais chez les DOMINICAINS, il reste peu connu. Toutefois l'élevage est célèbre dans l'histoire de la ganadería brava pour 2 raisons : d'une part parce qu'il sera l'une des sources de Luis Antonio CABRERA (1735-1768), dont le successeur créera la fameuse caste cabrera, base de l'encaste miura ; et d'autre part parce qu'en 1762, il cèdera du bétail à Marcelino BERNALDO DE QUIRÓS y GALLÉ, précurseur des célèbres frères GALLARDO, qui seront les fondateurs de la caste gallardo, laquelle est reconnue comme source principale du pablorromero.
Faute d'informations sur leur sélection, on considère ici que les DOMINICAINS de Sevilla restent dans l'encaste chartreux. Le toro placé en en-tête et réalisé à partir d'un dessin du XVIe siècle, représente un toro cartujano ; il est dans le type cabrera. Toutefois on ne sait pas s'ils perçoivent eux-mêmes la dîme, encore que ce soit fort probable ; et s'ils la perçoivent, on ne sait pas s'ils mêlent ce bétail à celui des CHARTREUX, déjà sélectionné avec grand succès pour les jeux taurins... mais ce n'est pas de première importance puisque leurs sources seraient exactement les mêmes et que la sélection reste encore assez légère.
Et faute d'informations plus précises, on opte ici arbitrairement pour un seul fer "dominicain" pour tous les élevage dominicains.


Les événements


Date : entre 1700 et 1750
  • Cession de bétail :
    L'élevage DOMINICAINS du couvent royal de Santo Domingo (Jerez) vend à l'élevage DOMINICAINS de San Jacinto (Sevilla) une quantité inconnue de reproducteurs (encaste chartreux/cartujano).
    On ignore tout de la composition de cet achat, mais vu les ventes ultérieures faites par les acquéreurs, les DOMINICAINS de Sevilla, on peut le penser assez important.

  • Transfert/Cession de lieu :
      finca COUVENT SAN JACINTO (?) sur la commune Sevilla

    Fictivement, on met ici la finca avec le couvent ; mais il est quasi certain que les DOMINICAINS de Séville ont ailleurs, comme leurs frères de Jerez, plusieurs propriétés sur lesquelles sont élevés les toros.

  • Remarques :
    Faute d'informations, on attribue ici le même fer "dominicain" à ce nouvel élevage des DOMINICAINS.

Date : entre 1735 et 1765
  • Cession de bétail :
    L'élevage DOMINICAINS de San Jacinto (Sevilla) vend à l'élevage cb_la un lot de ses têtes de bétail (encaste chartreux/cartujano).
    Les Dominicains de San Jacinto à Sevilla cèdent à Luis Antonio CABRERA un lot du bétail cartujano que leur avaient cédé leurs frères Dominicains du couvent royal de Jerez.


Date : entre 1737 et 1755
  • Cession de bétail :
    L'élevage DOMINICAINS de San Jacinto (Sevilla) vend à l'élevage Gregorio VÁZQUEZ un lot de ses reproducteurs (encaste chartreux/cartujano).
    Les auteurs ne sont pas unanimes sur la date de 1755 ; il pourrait s'agir d'une ou plusieurs acquisitions à partir de 1737... ou de 1750 si les DOMINICAINS n'ont pas créé leur élevage avant cette date. Le fait d'une acquisition de bétail "domenicano", lui-même d'origine cartujana (chartreuse), est très probable.


Date : 1762
Date : 1835
  • Cession de bétail :
    L'élevage DOMINICAINS de San Jacinto (Sevilla) transfère à l'élevage la totalité de ses têtes de bétail (encaste chartreux/cartujano).
    Faute d'information plus précise, on suppose ici que la ganadería, attestée seulement jusqu'en 1794, existe tout de même jusqu'en 1835. Dans ce cas, elle se retrouve déjà pas mal "tondue" lors de la guerre d'Indépendance contre Napoléon (1808-1813), avant que l'ordonnance d'exclaustration de MENDIZÁBAL en 1835 n'en dépossède à tout jamais les DOMINICAINS : drôle de "transfert" ! On ne sait pas ce que sont devenus ces toros ; certainement une grande perte pour l'élevage bravo... et malheureusement pas la dernière en ce genre de circonstances.

  • Dissolution :