FICHE ELEVAGE

Fernando PARLADÉ

Plan : 00.06 ou 00.00



En 1904, le Sévillan Fernando PARLADÉ achète une moitié d'Eduardo IBARRA (YBARRA) représentant quelque 500 têtes. Il a le génie d'améliorer encore [en quoi ???] ces toros, déjà au sommet de leur forme ; au point d'en faire en 10 ans la "source miraculeuse" de la plupart des ganaderías modernes. Il sélectionne scrupuleusement et avec rigueur : on cite l'exemple d'une vache qui prend 14 piques et finit à l'abattoir pour avoir "remué la tête" dans la 15ème !... Pour lui, dira-t-on, "ou une vache était brava-bravísima ou elle était mansa".
En 1908, l'élevage fait lidier 37 toros, tous nobles, braves et bien présentés [le 4 octobre, à Nimes, [cf. photo ci-dessus, en en-tête] ses toros sont encore annoncés de Eduardo YBARRA, tant le prestige du nom est resté immense !... et puis, peut-être portent-ils encore le fer d'Ibarra ?] Homme généreux, il accepte de céder à beaucoup d'autres un grand nombre de reproducteurs pour créer ou régénérer leur élevage, sans prendre ombrage de leur fierté à s'afficher de lignée parladé... et sans leur revendre non plus les vaches recalées (existe-t-il un autre exemple de pareille probité dans toute l'histoire du bravo ?). Il faut dire tout de même que ce comportement généreux démantèle un peu son élevage...
Au registre des drames : José CLARO (ou GALLEGO) "PEPETE III" (troisième de l'apodo et troisième victime...) succombe le 7 septembre 1910 à l'infirmerie des arènes de Murcia après avoir été blessé par un toro de Parladé.
En rigueur de termes, seul GAMERO CÍVICO est la suite de PARLADÉ, par le du fer ; mais en fait, du point de vue race, CORREA, TAMARÓN et RINCÓN donnent naissance à autant d'autres branches majeures du parladé.


Les événements


Date : entre 01/1904 et 03/1904
Date : entre 1904 et 1914
Date : le 01/02/1908
  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage Manuel RINCÓN un lot important de ses reproducteurs (encaste parladé).
    Le lot n'est composé que de bêtes dites "choisies" : pour une fois, un ganadero ne se défait pas de son "desecho" !
    [N.B._ Le mois et le jour sont imaginaires : choisis pour qu'à l'affichage de l'élevage Manuel RINCÓN, la liquidation du bétail antérieur précède l'achat de celui-ci.


Date : 1910
  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage Francisco CORREA 1 etalons (encaste parladé).
    La date est controversée ; la certitude est que cette vente a eu lieu entre 1904 et 1912. Une date plus éloignée de la création de l'élevage semblerait plus vraisemblable... mais on ne peut pas exclure des achats étalés dans le temps. On retient ici 1910 car en 1911, le critique taurin "DULZURAS" écrit dans son annuaire de 1911 : "Don Francisco CORREA étrenna sa ganadería à UTRERA le 8 septembre avec 6 toros, et il en donna 6 autres à LINARES le 17." L'étalon est le mythique "BANDOLERO". Ce lot marque la création de l'élevage de Francisco CORREA, et donc d'une grande lignée parladeña où naîtra le fameux encaste pedrajas...

  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage Francisco CORREA 80 vaches (encaste parladé).


Date : 1911
  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage stmr_f 10 vaches (encaste parladé).
    Ces 10 vaches seront retientées et toutes gardées... il n'en ira pas de même avec ses vaches de miura. Toutes seront ciuvertes par des étalons miura.

  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage Marquesa viuda de TAMARÓN un lot de ses vaches (encaste parladé).
    Cet achat d'une camada [toutes les vaches nées la même année dans un élevage donné] d'eralas [jeunes vaches de moins de 2 ans] marque la naissance de la plus prestigieuse lignée parladeña : tamarón - lacorte.


Date : 1912
  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage Marquesa viuda de TAMARÓN 3 etalons (encaste parladé).
    Ce nouvel achat d'une camada [toutes les vaches nées la même année dans un élevage donné] d'eralas [jeunes vaches de moins de 2 ans] complète l'élevage. Les 3 étalons s'appellent : "ALPARGATERO", "MOCHUELO" et "SERRANITO" ; dans l'ignorance de leur date d'achat, on retient ici arbitrairement celle de 1912.

  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage Marquesa viuda de TAMARÓN un lot de ses vaches (encaste parladé).

  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage clrc_lm_hns quelques vaches (encaste parladé).
    Les 2 étalons, qui constituent l'essentiel de l'achat, sont accompagnés de ce qu'on appelle une "pointe" de vaches.

  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage clrc_lm_hns 2 etalons (encaste parladé).


Date : 1914
  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage Marqués de VILLAMARTA (2) quelques etalons (encaste parladé).
    Ces étalons sont destinés à couvrir les 360 vaches achetées, dans 4 élevages différents, la même année 1914 ; cet ensemble compose la base du nouvel encaste villamarta. Ces étalons portent le fer de Parladé, c'est pourquoi on les attribue à cet élevage ; mais il se pourrait aussi qu'il viennent soit de quelqu'un les ayants acquis auparavant chez PARLADÉ, soit du successeur de PARLADÉ : Luis GAMERO CÍVICO, en 1914 justement. oient achetés lot entre dans l'ensemble de 360 vaches composant le nouvel encaste villamarta.

  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage Marqués de VILLAMARTA (2) 6 etalons (encaste parladé).

  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage gmr_cv la totalité de ses têtes de bétail (encaste parladé).
    Fernando PARLADÉ ayant beaucoup vendu, Luis GAMERO CÍVICO acquiert tout ce qui reste... c'est-à-dire quand même le plus gros du bétail !

  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage fndz_mt_j quelques etalons (encaste parladé).
    La date retenue ici est fictive, puisque l'élevage acheteur ne commence qu'en 1925. En fait, ces étalons viennent soit d'un élevage de pur parladé disparu sans généalogie (cf. Antonio FUENTES pour Rafael LAMAMIÉ DE CLAIRAC), soit d'un achat préalable de Julián FERNÁNDEZ MARTÍNEZ ensuite incorporé à sa ganadería.

  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage prz_fdo 1 etalons (encaste parladé).
    Il s'agit selon les sources d'un seul ou de plusieurs sementales. La date affichée est ici conventionnelle : en réalité, Antonio PÉREZ DE SAN FERNANDO introduit ce(s) semental(es) en 1916, soit 2 ans après la vente de PARLADÉ. On peut penser soit qu'il les possédait déjà sans qu'ils fassent partie de l'élevage, soit qu'il les ait acquis auprès d'un éleveur aujourd'hui inconnu parce que disparu sans généalogie (cf. Antonio FUENTES pour Rafael LAMAMIÉ DE CLAIRAC).

  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage clrc_lm_rf un lot de ses vaches (encaste parladé).
    La date est ici conventionnelle puisque cette transaction a lieu en réalité en 1921. Ce bétail attribué à PARLADÉ en provient effectivement par Antonio FUENTES : un éleveur aujourd'hui inconnu ou disparu des généalogies (en lien avec la fameuse exclusion de Juan BELMONTE de l'association des ganaderos [pour n'en avoir pas respecté les statuts, restrictifs en matière de vente de bétail aux non associés] ?...)

  • Cession de bétail :
    L'élevage Fernando PARLADÉ vend à l'élevage escdr_sq_hjs une quantité inconnue de têtes de nature inconnue (encaste parladé).
    La date est ici conventionnelle puisque cet élevage ne voit pas le jour avant 1920 ! On peut penser que ce bétail attribué à PARLADÉ en provient effectivement par un éleveur aujourd'hui inconnu, ou disparu des généalogies au moment de la fameuse exclusion de Juan BELMONTE de l'association des ganaderos [pour n'en avoir pas respecté les statuts, restrictifs en matière de vente de bétail aux non associés] ; en effet ces ESCUDERO sont liés à l'affaire. _On trouve un phénomène analogue chez Rafael LAMAMIÉ DE CLAIRAC, dont le lot de vaches, achetées en 1921 et attribuées à PARLADÉ, vient en réalité de l'élevage inconnu d'Antonio FUENTES, pour des raisons peut-être analogues._ Toutefois, en l'absence d'information précise, on ne peut exclure un achat préalable à PARLADÉ, plus tard incorporé à l'élevage.

  • Dissolution :