FICHE ELEVAGE

Tomasa ESCRIBANO, viuda de MURUBE

Plan : 00.01



A partir d'avril 1901, Tomasa ESCRIBANO, épouse de Joaquín MURUBE devenue veuve, dirige la ganadería, aidée par son fils Joaquín MURUBE ESCRIBANO jusqu'à sa mort en 1905. C'est toujours la gloire des murube. Le point culminant de la temporada 1915 est la Corrida de Beneficencia à Madrid, le 25 avril : Rafael "EL GALLO", Vicente PASTOR, "JOSELITO" et Juan BELMONTE face à 8 toros de MURUBE, soit "la meilleure devise et les 4 as de la tauromachie du moment". Au 4e toro, BELMONTE réalise "l'oeuvre d'un génie du bel art de toréer". ACEBAL écrira : "Pour la première fois en Espagne, un lidiador réussissait 4 passes naturelles liées et suivies de celle de poitrine, le tout dans une conjonction miraculeuse de beauté et d'harmonie ; parando avec un courage terrifiant, templando la charge pour capter le rythme mélodieux de la noble bête et mandando avec une indiscutable souveraineté, de telle manière que le toro allait et venait en suivant les ordres de ce poignet magistral." Avec la ligazón (liaison des passes entr'elles), la tauromachie moderne vient de naître. Le 24 août de cette même année 1915 -à Almagro ?-, "JOSELITO EL GALLO" connaît un grand triomphe lors de son encerrona avec 6 toros de Tomasa ESCRIBANO : il coupe 8 ou 9 oreilles !
Un croisement non consommé
Tout au long de l'histoire des ganaderias MURUBE, il n'y aura qu'un apport extérieur pour croiser ou rafraîchir la sang. Tomasa ESCRIBANO échange des étalons avec VILLAMARTA (1914-1933) [ou VILLAMARTA (1893-1914)] sur les conseils de JOSELITO "EL GALLO" dont l'avis, à l'époque, est parole d'évangile. Mais Manolo CABEZAS, le mayoral, recommande de ne pas mettre les étalons de VILLAMARTA sur les vaches à cause de leurs robes. Chez MURUBE on recherche les pelages noirs -comme chez URQUIJO plus tard-, et les étalons de VILLAMARTA apporteraient une grande variété de couleurs qui ne seraient pas du goût des éleveurs.
En juillet 1917, le fer historique de Murube passera à une autre famille, celle des URQUIJO, avec l'élevage Carmen de FEDERICO, épouse URQUIJO qui en sera le premier chaînon.


Les événements


Date : entre 1886 et 1912
  • Cession de bétail :
    L'élevage Tomasa ESCRIBANO, viuda de MURUBE vend à l'élevage cllr quelques etalons (encaste murube).

  • Remarques :
    Dans la succession, il semble que Tomasa ESCRIBANO, viuda de MURUBE, n'ait plus que la finca "Juan GÓMEZ" : qu'est devenue "EL TORUÑO" ? Vendue ? à qui ? De toute façon, cette finca a toujours élevé des toros bravos jusqu'à nos jours...

Date : entre 1898 et 1900
Date : 1904
Date : 1907
Date : 1914
Date : le 15/07/1917
  • Cession de bétail :
    L'élevage Tomasa ESCRIBANO, viuda de MURUBE vend à l'élevage Carmen de FEDERICO la totalité de ses têtes de bétail (encaste murube).
    Grâce à l'intervention du grand matador "JOSELITO", le banquier madrilène Juan Manuel URQUIJO achète ce qui reste d'un élevage prestigieux mais très diminué, car dispersé par d'importantes ventes successives ; il n'en reste pas moins 380 vaches de ventre ! URQUIJO met son achat sous le nom de sa femme, Carmen de FEDERICO. Il y a beaucoup à faire pour remonter la pente...

  • Dissolution :