FICHE ELEVAGE

Antonio GIL de HERRERA

Plan : 03.01



Les informations sur cet élevage sont des plus réduites et peut-être l'histoire l'aurait-elle oublié s'il n'avait pas joué un rôle dans la généalogie des fameux miura. En 1801 au plus tard, Antonio GIL de HERRERA crée son élevage, sans doute par héritage des GILES DE LA RINCONADA : c'est probablement du bétail andalou dela tierra, comme on dit ici, tout simplement récupéré sur les terres de cette famille GIL, voire de ses voisins et/ou amis, depuis 1731 ; il est probable qu'il y a aussi du bétail "frailero" [voir la partie en italique de la notice sur les CHARTREUX DE JEREZ], source du gallardo et du cabrera. Mais dans tous les cas de figure, on reste dans le bétail andalou des origines puisque l'élevage de ces GIL exsite depuis 1731. La chose n'est pas sans importance car, en 1830/1833, Antonio GIL achète une part du pur gallardo de Gaspar MONTERO, acquis directement chez GALLARDO même en 1817/1818. On peut estimer le chiffre aux environs de 200 vaches plus des toros et/ou des étalons, mais l'incertitude reste grande.
Certes, en 1823, Antonio GIL agrège d'abord à ses toros une part de la ganadería vistahermosa X vázquez de son oncle par alliance Fernando FREIRE RUL [ganadería en fait passée sous le seul nom de son frère Manuel depuis 1803 : l'oncle Fernando reste sans doute la référence]. Mais quand, quelque 10 ans plus tard, il acquiert les gallardo de Gaspar MONTERO, il se donne une nouvelle devise, bleu et violet, et il élimine le bétail de son oncle... avec, probablement, celui qu'il avait reçu de sa famille puisqu'il semble avoir mêlé les deux apports.
Il se dit qu'Antonio GIL élimine "peu à peu" de son élevage les autres origines que le gallardo, et notamment le bétail frailero. Comment Antonio GIL élimine-t-il totalement ces autres origines ? Ce "peu à peu" suggère plutôt qu'il aurait commencé à croiser et qu'il serait peu à peu revenu au gallardo en raison de résultats moins bons qu'espéré ; sinon on dirait qu'ils les a élevés séparément puis qu'il a éliminé son bétail antérieur. Mais l'incertitude demeure. Au point de vue génétique, cela ne change pas grand chose : les sources sont les mêmes ; par contre cela montre bien que, dès les origines, la qualité de la sélection et, sans doute, le facteur chance produisent des résultats fort différents...
Le 15 mai 1842, Antonio GIL, très malade, vend à Juan MIURA 220 vaches de ventre plus, forcément, quelques toros ou/et étalons : c'est le début du plus fameux élevage de l'histoire. Cette lignée gallardo subira chez MIURA un croisement par absorbtion avec le cabrera. MIURA a-t-il tout acheté ? Non car en 1850, GIL présente 1 toro à Madrid le 17 février ; mais ensuite, on n'entend plus parler de ce GIL ni de son élevage. _ Antonio GIL de HERRERA emploie 2 fers : le fer familial hérité des GILES et le sien propre ; la chose ne serait plus possible aujourd'hui. On supposera ici, avec un zeste d'humour, que les droits du fer que Juan MIURA a achetés en même temps sont ceux du fer propre d'Antonio GIL de HERRERA... Avec un zeste d'humour car cela situe dans la lignée des fers d'origine gallardo un élevage que l'on dit porteur des derniers cabrera !


Les événements


Date : 1801
Date : 1823
  • Cession de bétail :
    L'élevage frr_f vend à l'élevage Antonio GIL de HERRERA une part têtes de bétail (encaste vistahermosa).
    Fernando FREIRE est l'oncle par alliance d'Antonio GIL de HERRERA.


Date : entre 1830 et 1833
Date : le 15/05/1842
  • Cession de bétail :
    L'élevage Antonio GIL de HERRERA vend à l'élevage mra_j 220 vaches (encaste gallardo).

  • Cession de bétail :
    L'élevage Antonio GIL de HERRERA vend à l'élevage mra_j une quantité inconnue de toros (encaste gallardo).
    Voici la naissance du plus fameux élevage de l'histoire... La documentation ne fait état que de l'achat de ces 220 vaches de ventre "procedentes de Francisco GALLARDO", mais la chose est des plus invraisemblables : comment un éleveur resterait-il quelque 7 ans avec seulement des vaches ?!... Mais on ignore s'il achète des étalons ou bien des toros parmi lesquels sélectionner des étalons, ou encore s'il se fait prêter un temps des étalons comme la chose se pratique parfois (déjà ?). Toujours est-il que MIURA commence avec le gallardo et non avec le cabrera !

  • Dissolution :