FICHE ELEVAGE

COÍMBRA (1)

Plan : 00.06



En 1932, João d'ASSUMPÇÃO (ou ASSUNÇAO) COÍMBRA achète les excellents toros tamarón [plus ajout d'un semental gamero cívico] de José Martinho ALVES DO RÍO, et les place au nom de ses fils Manuel et Joaquim d'ASSUMPÇÃO (ou ASSUNÇAO) COÍMBRA. Ce bétail vient se substituer aux toros, d'origine Conde de SOBRAL et Carlos Augusto MARQUES, que le père possède depuis 1907 mais qui ne lui donnent pas satisfaction. Le fer du père passe aux fils et entre (comment ?) à la UCTL. Les 2 frères rafraîchiront à nouveau le sang avec quelques autres sementales gamero cívico, pris cette fois chez Juan BELMONTE. Depuis 1932, les tamarón de COÍMBRA donnent à peu près toujours un excellent jeu au Portugal, en Espagne et en France. Que l'on en juge sur quelques-uns de leurs exploits français.
En 1932, le nouvel élevage vend 18 toros, mais sous le nom d'ALVES DO RÍO ; il fait de même en 1933 (14 toros) et 1934 (combien ?). Il avait sans doute passé une convention avec ALVES. C'est en 1935 que COÍMBRA fait courir sous son nom [COÍMBRA e Irmao : irmao = frère] : 12 toros en rejoneo à Barcelone ; s'agit-il déjà de produits sélectionnés par lui-même ? A partir de la guerre civile, tous les produit sont lidiés au Portugal en tourada jusqu'en 1950. En 1951, la devise reprend ses exportations ; le 1er juillet, elle fait sensation en ARLES (c'est ce lot, photographié dans les corrales, qui est placé ici en en-tête) : "Le moral fut à la hauteur des armures et les dépassa même, écrit le chroniqueur de "TOROS", PAQUITO. Je reviendrai sur leur 'pelea', mais presque tous sortirent en fonçant sur les capes, en cognant sur les burladeros ou les barricades, ils vinrent avec 'alegría' sur les chevaux, poussant, rechargeant, accomplissant leur combat au premier tiers dans le même terrain, infligèrent 9 chutes sévères, la plupart au milieu ou à la fin du tercio, et, quoique durement châtiés, récupérèrent, passèrent à la muleta vifs, se retournant sur le leurre. Un véritable régal ! A la fin ,le ganadero et le mayoral, plusieurs fois réclamés au cours de la corrida, durent saluer en piste. Grâce à ces toros, la corrida n'eut pas d'instants ternes, même pendant les faenas (?!...) d'un PROCUNA ou les tentatives d'un CAPETILLO. Pas de moments creux, languissants : et ceci prouve bien, quoi qu'on en ait écrit (maintenant on fait machine arrière) quelque part dans le Sud-Ouest, que le toro reste l'élément de base de la Fiesta." En lisant ce récit un demi siècle plus tard, on se prend à rêver... Il paraît impossible que cela ait pu exister. Qu'ont-'ils' fait du toro !!!
Les Coímbra sont répétés en ARLES le 21 septembre 1952. Le même PAQUITO écrit : "Quant au moral, il ne nous a pas déçu. Sans être extraordinaires, les 'bichos' fournirent un premier tiers volontaire, prenant les capes avec entrain, se retournant vite, accourant sur les chevaux, poussant la plupart sous le fer. Baissant en général un peu à la fin du châtiment, mais récupérant vite au troisième tiers. Un lot qui, en des mains plus expertes, aurait donné le grand jeu." On les retrouve en France le 14 juillet 1954 à CARCASSONNE : 16 piques avec 5 chutes de 'bravos', également nobles... et très au-dessus de leurs opposants (cf. "TOROS", Pierre DUPUY) ; le 3 octobre à BORDEAUX, 6 superbes toros, moins encastés, rencontrent 23 fois les picadors mais plusieurs fois sans pousser... ce qui n'empêche pas 5 chutes !
En 1956, 14 toros et 6 novillos sont lidiés en France. Novillos encastés, braves et nobles à MARSEILLE ; toros excellents en ARLES ; 21 piques et 3 chutes à BORDEAUX...
En 1959, pour une raison inconnue, Manuel reste seul propriétaire et poursuit l'élevage dans le même esprit.


Les événements


Date : 1931
Date : entre 1933 et 1950
  • Cession de bétail :
    L'élevage blmt_g_jn vend à l'élevage COÍMBRA (1) quelques etalons (encaste gmr_cv).
    Rafraîchissement du sang.


Date : 1959
  • Cession de bétail :
    L'élevage COÍMBRA (1) transfère à l'élevage COÍMBRA (2) la totalité de ses têtes de bétail (encaste tamarón).
    Le motif pour lequel Manuel se retrouve seul propriétaire n'est pas connu.

  • Dissolution :