FICHE ELEVAGE

María OLEA VILLANUEVA

Plan : 00.04



Exactement le même élevage que "LA CORTE", au même endroit ou presque, et avec la même politique. La présentation est toujours superbe, comme en témoigne le toro présenté ici en en-tête. Aujourd'hui, ces 2 élevages frères sont conduits par 2 fils de María OLEA et Luis LÓPEZ OVANDO, Heredero del Conde de LA CORTE : Guillermo et Agustín LÓPEZ OVANDO y OLEA VILLANUEVA ; c'est Agustín qui est censé suivre plus particulièrement OLEA. _ Curieusement, on trouve entre les 2 élevages frères quelques différences de robes dans le descriptif que fournissent les éleveurs eux-mêmes en 1995 : les La CORTE reconnaissent seuls quelques colorado retinto et des gargantillo ; tandis qu'OLEA reconnaît seul des ojo de perdiz, ojalado et bociblanco. Il ne faut sans doute pas y attribuer une trop grande importance...
Le Conde de la CORTE a beau être le plus formidable creuset de sang du XXe siècle, cela n'empêche pas une désolante perte de force et de caste chez ses descendants depuis la moitié des années 1970... même si la présentation reste superbe. Vers 1985, le troupeau LA CORTE - OLEA comprend 160 vaches de ventre (80 de chaque fer) et 6 sementales, choisis en tienta, à 2 ou 3 ans, suivant leur lignée, afin de ne pas "fermer le circuit génétique" pour éviter les risques d'une consanguinité totale. D'après Luis LÓPEZ OVANDO, la consanguinité n'influe pas en absolu ; il suffit de la maîtriser en croisant les différentes ramifications que supposent 160 vaches. Don Luis rejoint là une théorie rejetant les effets de la consanguinité sur la faiblesse de pattes. D'après elle, si la bête (comme l'homme) naît sans tare, c'est que la consanguinité n'a pas joué ; si la tare apparaît, il faut sacrifier la lignée parce que le mal réapparaîtra. En fait, pour supprimer une des causes de la chute des toros, chute qui viendrait de la consanguinité, il faut écarter en tienta toutes les vaches qui tombent, aussi braves et nobles soient-elles. Lorsqu'on évoque l'actuelle faiblesse de pattes des lacortes, Don Luis met en cause la sécheresse persistante de cinq années consécutives, le manque d'herbe qui ne pouvant être totalement compensé par le pienso... la suite montrera, hélas ! qu'elle n'est pas seule en cause dans l'élevage bravo. On remarque toutefois, depuis le milieu des années 1990, un mieux très notable quoique instable ; on revoit les lacorte des origines jusqu'à Madrid : espoir...
6 toros et 2 novillos seulement sont lidiés en 1978.


Les événements


Date : 1966
Date : 1967