FICHE ELEVAGE

Miguel MARTÍNEZ AZPILLAGA

Plan : 03.01



Achetés en 1846 à Antonio SÁNCHEZ BAZO, ces gallardos vont enfin rester plus de 15 ans dans les mêmes mains. On ne sait pas comment ils sont conduits. Quant aux résultats, ils ne semblent pas mauvais du tout si l'on s'en tient à quelques échos flatteurs.
° L'élevage se présente à Madrid en 1853 : on peut penser que ces toros ont une certaine répuation. Ce jour-là, ils ne se font pas spécialement remarquer : voir le récit dans le fer.
° Les succès n'ont pas dû manquer car, le lundi 10 mai 1858, l'élevage est de nouveau à Madrid. Le toro "DORMIDO" [cette photo est plutôt représentative que la photo même de DORMIDO], castaño, donne un combat magnifique dans 16 piques de Joaquín COYTO "CHARPA", Antonio PINTO et Lorenzo SÁNCHEZ. Cayetano SANZ, du quartier de la Arganzuela, le tue très bien, à son habitude.
° Le dimanche 17 octobre 1858 -la répétition semble significative de la satisfaction apportée par cet élevage- le toro "BERFO", projette en l'air le banderillero madrilène adulé Pablo HERRÁIZ, qui ce jour-là fait aussi office de sobresaliente. Il retombe contre la pierre de la contrabarrera -c'est dire s'il a été envoyé haut et loin !-, et s'en tire avec une lèvre ouverte assortie d'une forte commotion.
° Détail intéressant. Les arènes de Badajoz (6.000 places) sont inaugurées le 4 août 1859 avec des toros de Manuel SUÁREZ (JIMÉNEZ), de Coria del Río, et les diestros José CARMONA et José PONCE. Le jour suivant, CARMONA cède un toro de Miguel MARTÍNEZ AZPILLAGA à son frère Antonio, qui l'accompagne comme banderillero et deviendra le célèbre "GORDITO".
° Le 30 mai 1861, les diestros Manuel DOMÍNGUEZ "DESPERDICIOS", José RODRÍGUEZ "PEPETE I", avec Agustín PERERA comme sobresaliente, actuent à la Real Maestranza de Caballería de Séville. Les 8 toros de Miguel MARTÍNEZ y font leur présentation. PERERA (né à Séville le 16 août 1836) en tue deux : "ARDILLO", retinto, et "REDONDO", negro. Le ganadero a sans doute osé se présenter dans ces prestigieuses arènes en raison, entre autres, de son succès d'août 1859 à Badajoz. Mais les choses ne semblent pas s'être très bien passées : en matière de toros bravos, les surprises, bonnes ou mauvaises, ne datent pas d'aujourd'hui ! C'est probablement en raison de sa déception qu'il vend tout, dès 1862, à Viuda e Hijos de LARRAZ.
On suppose que Miguel MARTÍNEZ crée son propre fer.


Les événements


Date : 1846
Date : 1862